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Histoire du thé au Vietnam - Que savoir avant voyage Vietnam ?

    Le thé est partout au Vietnam : dans les cafés du matin où l’on déguste une tasse de « trà nóng », sur les tables familiales après un repas, et surtout sur les flancs des montagnes où le vert des plantations dessine l’horizon. Quand je traverse les collines couvertes de brouillard à l’aube, l’odeur verte et humide des feuilles fraîches me saisit - c’est une présence qui raconte des siècles d’histoire. Le thé vietnamien a des racines anciennes dans les massifs du Nord et s’est transformé en un vaste secteur agricole : aujourd’hui le pays dispose d’environ 120 000-128 000 hectares (1 200 000 000-1 280 000 000 km2) de plantations et produit plus d’un million de tonnes de feuilles fraîches par an, se classant parmi les premiers producteurs et exportateurs mondiaux. Pour le voyageur curieux, comprendre l’histoire du thé ici, c’est lire un paysage, une économie et une culture à la fois rurales et mondialisées.

    I. L’histoire du thé au Vietnam : des théiers sauvages aux plantations modernes

    1. Les origines du thé dans les montagnes du Nord

    Les théiers poussent spontanément dans les forêts des hauts plateaux depuis des siècles ; certaines populations locales parlent d’arbres « qui étaient déjà là » quand leurs ancêtres sont arrivés. Dans des provinces comme Hà Giang et Yên Bái (maintenant c'est Tuyên Quang et Lào Cai après la fusion administrative du Vietnam), on trouve encore des « chè cổ thụ » - théiers millénaires dont l’âge dépasse parfois plusieurs centaines d’années. Ces arbres sauvages donnaient autrefois des feuilles que les ethnies locales (Dao, Hmong, Tay…) cueillaient pour leur propre consommation et pour des rituels. L’influence culturelle chinoise, due aux contacts anciens et aux échanges commerciaux, a contribué à diffuser des savoirs autour du thé : techniques de séchage, de fermentation et de préparation. Mais le récit que je préfère est celui des terroirs : dans les brumes du matin, j’ai vu des femmes Hmong ramasser les jeunes bourgeons avec la délicatesse d’un geste cérémonial - la récolte traditionnelle reste encore un spectacle sensoriel où la main, l’œil et le goût dialoguent avec le paysage. Ces gestes expliquent en grande partie l’âme des thés « Shan Tuyết » qui deviendront des trésors régionaux.

    2. Le développement du thé pendant la période coloniale française

    Sous la colonisation, les Français implantèrent des plantations structurées pour l’exportation : Phú Thọ, Thái Nguyên et plus tard les hauts plateaux du Centre comme Lâm Đồng furent organisés en domaines et en pépinières modernisées. Ces années posent la fondation de l’industrie moderne : règles culturales, sélection variétale et premières usines de transformation. J’imagine souvent la rencontre entre le savoir paysan local et l’organisation coloniale - parfois brutale - qui a mis le thé vietnamien en lien direct avec les marchés mondiaux. Après 1950, et surtout entre les années 1950 et 1970, le thé devient une culture industrielle majeure : l’État ou les entreprises agricoles restructurent les filières et multiplient les surfaces plantées, transformant une économie villageoise en une filière nationale. Cette époque explique pourquoi, aujourd’hui encore, certaines régions comme Thái Nguyên restent associées au « thé de référence » du pays.

    3. L’essor de la production après 1975

    Après 1975, la politique agricole vietnamienne a connu plusieurs phases : collectivisation, puis réforme et modernisation progressive. Les coopératives ont cédé le pas à des exploitations plus diversifiées, des investissements étrangers et à l’introduction de nouvelles variétés. Aujourd’hui on recense plus de 170 variétés de thé cultivées sur le territoire, résultat d’un croisement entre variétés locales et introductions sélectionnées pour le rendement ou la qualité. La modernisation a aussi permis d’améliorer les capacités de transformation, faisant passer le pays d’un exportateur de volume à un producteur cherchant la montée en gamme. Côté chiffres, les superficies plantées sont évaluées autour de 120 000-128 000 hectares et la production de feuilles fraîches dépasse le million de tonnes annuelles, chiffres qui expliquent la place importante du Vietnam sur la carte mondiale du thé. Ces évolutions économiques n’effacent pas les traditions : elles côtoient désormais des ateliers de fermentation modernes et des micro-producteurs qui revendiquent un savoir-faire ancestral.

    II. Les grandes régions du thé au Vietnam

    Le thé vietnamien s’exprime à travers plusieurs grands terroirs agricoles répartis principalement dans le Nord montagneux et dans les hauts plateaux du Centre. L’altitude, le climat humide, la composition du sol et la tradition locale influencent fortement le goût et l’apparence des feuilles. Certaines régions produisent des thés verts légers et parfumés, d’autres offrent des thés plus puissants, plus amers ou plus profonds.

    Aujourd’hui, la culture du thé est présente dans plus de 30 provinces vietnamiennes, mais quelques territoires dominent largement la production nationale. Les provinces de Thái Nguyên, Phú Thọ, Lâm Đồng, Yên Bái, Sơn La et Hà Giang représentent une part importante de la superficie cultivée et jouent un rôle clé dans le commerce du thé vietnamien.

    Les plantations se répartissent généralement en trois grands ensembles géographiques :

    • Les collines du Nord et du Nord-Est : Thái Nguyên, Phú Thọ
    • Les montagnes du Nord-Ouest : Sơn La, Yên Bái, Hà Giang
    • Les hauts plateaux du Sud : Lâm Đồng

    Chaque région possède ses propres caractéristiques : certains terroirs sont réputés pour la finesse aromatique, d’autres pour la puissance ou pour l’ancienneté de leurs théiers.

    1. Le thé de Tân Cương (Thái Nguyên) : le « premier thé du Vietnam »

    La province de Thái Nguyên est souvent considérée comme la capitale du thé vietnamien. Elle se situe dans la région montagneuse et de moyenne altitude du Nord Vietnam, à environ 70 kilomètres de Hanoï. Avec environ 22 000 hectares de plantations, Thái Nguyên figure parmi les premières provinces productrices du pays.

    Au sein de cette province, la région de Tân Cương est la plus célèbre. Elle produit un thé vert réputé pour sa qualité régulière et son goût très équilibré. Les plantations se trouvent à une altitude relativement basse, autour de 200 à 300 mètres, mais bénéficient d’un climat humide, de sols fertiles et d’une longue tradition artisanale.

    Le thé vert de Tân Cương possède plusieurs caractéristiques facilement reconnaissables :

    • une couleur vert clair brillante
    • un arôme doux rappelant le riz grillé (hương vị giống cốm)
    • un goût légèrement amer au début, puis sucré et frais en bouche
    • une infusion limpide et parfumée

    La production de Thái Nguyên est importante non seulement pour le marché domestique mais aussi pour l’exportation. Une grande partie du thé vietnamien consommé dans les villes provient de cette province. Les villages de Tân Cương sont également connus pour leurs ateliers familiaux de transformation du thé, où les feuilles sont encore roulées et séchées selon des méthodes traditionnelles.

    Autour du lac Núi Cốc, les collines de thé forment des paysages verts et doux, très appréciés par les voyageurs et les photographes.

    2. Les collines de thé de Long Cốc (Phú Thọ)

    La province de Phú Thọ fait partie des régions historiques de la culture du thé au Vietnam. Elle compte environ 15 000 à 16 000 hectares de plantations, ce qui la place parmi les grandes zones productrices du Nord.

    Le site le plus spectaculaire de la province est sans doute Long Cốc, une zone de collines couvertes de théiers qui forment un paysage ondulé et harmonieux. Les plantations s’étendent sur des collines rondes, régulières, parfois comparées à des vagues vertes qui se succèdent à perte de vue.

    Le matin, lorsque la brume monte doucement entre les collines, le paysage devient très poétique : les rangées de théiers apparaissent comme des îles vertes dans une mer de nuages.

    Le thé produit dans cette région est principalement un thé vert léger et frais, avec :

    • un parfum végétal doux
    • une saveur légère et légèrement sucrée
    • une texture douce et ronde

    Phú Thọ fournit une part importante du thé destiné au marché intérieur vietnamien. Les producteurs vendent également leurs feuilles à des entreprises de transformation qui les exportent ensuite vers l’Asie du Sud et le Moyen-Orient.

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    3. Le plateau de Mộc Châu : le thé des montagnes du Nord-Ouest Vietnam

    Situé dans la province de Sơn La, le plateau de Mộc Châu est l’une des régions de thé les plus impressionnantes du Vietnam. Les plantations couvrent environ 3 000 à 4 000 hectares, mais la production est particulièrement reconnue pour sa qualité.

    À environ 1 000 mètres d’altitude, le climat est plus frais que dans les plaines. Les températures modérées, les brouillards matinaux et les pluies régulières favorisent la croissance lente des feuilles, ce qui améliore souvent la richesse aromatique du thé.

    Les plantations de Mộc Châu sont célèbres pour leurs collines arrondies qui ressemblent à de grands bols verts. Certaines plantations ont même été dessinées en forme de cœur, ce qui en fait un lieu très populaire pour le tourisme.

    La région produit plusieurs types de thé :

    • thé vert frais et parfumé
    • thé oolong floral et doux
    • parfois thé noir léger

    Les thés de Mộc Châu ont généralement :

    • une odeur fraîche et végétale
    • une saveur douce et équilibrée
    • une amertume légère et agréable

    La production locale est largement commercialisée dans le pays, mais une partie importante est aussi exportée vers Taïwan, la Chine et certains marchés européens.

    4. Suối Giàng : le royaume du thé Shan Tuyết ancien

    La commune de Suối Giàng, située dans la province de Yên Bái (maintenant c'est Lào Cai), est connue pour ses théiers Shan Tuyết très anciens. Les plantations se trouvent à une altitude élevée, entre 1 200 et 1 400 mètres, dans un climat frais et souvent brumeux.

    Les théiers Shan Tuyết sont particuliers : ce sont souvent des arbres très grands, parfois vieux de plusieurs centaines d’années. Leurs feuilles épaisses sont couvertes d’un duvet blanc naturel, ce qui leur donne un aspect argenté.

    La récolte est réalisée principalement par les communautés Hmong, qui vivent dans ces montagnes depuis longtemps. Les feuilles sont cueillies à la main, souvent sur des arbres très hauts.

    Le thé Shan Tuyết de Suối Giàng possède un profil très caractéristique :

    • une odeur forte et naturelle
    • un goût puissant et légèrement amer
    • une longue sensation sucrée en bouche

    Ce type de thé est très recherché sur le marché spécialisé et peut atteindre un prix élevé. La production reste relativement limitée, ce qui renforce son image de produit rare.

    5. Nghĩa Lộ : une région traditionnelle du thé de montagne

    La région de Nghĩa Lộ, également dans la province de Yên Bái, représente un autre centre important de la culture du thé de montagne. Les plantations sont souvent plus petites et appartiennent à des familles locales.

    Contrairement aux grandes plantations industrielles, la production ici repose sur des exploitations agricoles familiales, souvent situées sur des pentes douces ou dans des vallées.

    Les thés de Nghĩa Lộ sont généralement :

    • plus artisanaux
    • moins standardisés
    • très parfumés et naturels

    Le goût est souvent plus doux et plus rond que celui des thés Shan Tuyết très puissants.

    Une partie de la production est vendue directement sur les marchés locaux, tandis qu’une autre est collectée par des entreprises de transformation qui la redistribuent sur le marché national.

    6. Hoàng Su Phì : les théiers millénaires du Nord Vietnam

    La région de Hoàng Su Phì, dans la province de Hà Giang, est l’un des territoires les plus spectaculaires pour la culture du thé ancien. Les plantations se trouvent à plus de 1 200 mètres d’altitude, dans un paysage de montagnes abruptes et de rizières en terrasse.

    Cette région est connue pour ses théiers très anciens, certains âgés de plusieurs centaines d’années. Les arbres peuvent atteindre plusieurs mètres de hauteur et leurs troncs épais témoignent d’une longue histoire agricole.

    Le thé produit ici est principalement du Shan Tuyết de haute montagne, avec des caractéristiques très marquées :

    • une couleur d’infusion dorée
    • un parfum intense et naturel
    • un goût fort au début, puis doux et profond

    La récolte se fait presque entièrement à la main, ce qui demande beaucoup de travail. Les feuilles sont souvent transformées localement avant d’être vendues à des négociants ou à des marques spécialisées dans les thés de terroir.

    Hoàng Su Phì reste aujourd’hui une région relativement isolée, mais son thé gagne progressivement en réputation sur les marchés internationaux, notamment auprès des amateurs de thés anciens et naturels.

    III. Le Vietnam sur la carte mondiale du thé

    Le Vietnam se positionne aujourd’hui comme un acteur majeur du marché mondial : classé en général comme 7ᵉ producteur et 5ᵉ exportateur, le pays a exporté environ 108 000 tonnes de thé pour 189 millions USD lors des trois premiers trimestres d’une année récente, et les flux continuent de croître avec une diversification des marchés (Pakistan, Taiwan, Russie, Chine, UE…). Ces chiffres expliquent pourquoi le pays attire l’attention des acheteurs internationaux et pourquoi la filière cherche à améliorer la valeur ajoutée de ses produits. Comparé à la Chine (spécialité : thé vert, thé blanc), à l’Inde (Assam, Darjeeling) ou au Sri Lanka (Ceylan), le Vietnam se distingue par une offre variée - thé vert, Shan Tuyết, oolong, thés parfumés - et par des terroirs d’altitude qui produisent des qualités recherchées par des marchés spécialisés. Pour le consommateur francophone, cela signifie qu’il existe aujourd’hui d’excellents thés vietnamiens capables de rivaliser en finesse et en authenticité avec d’autres origines.

    IV. Les principaux types de thé vietnamien

    Le Vietnam produit une grande diversité de thés. Comme dans la plupart des pays producteurs, ces thés proviennent tous de la même plante - Camellia sinensis - mais se distinguent par leurs méthodes de transformation, leur degré d’oxydation et leur terroir d’origine. On distingue généralement au Vietnam cinq à six grandes catégories : le thé vert, le thé noir, le thé oolong, le thé blanc, le thé jaune et les thés parfumés.

    Cette diversité reflète à la fois l’ancienneté de la culture du thé dans les montagnes du Nord et l’évolution moderne de l’industrie dans les hauts plateaux.

    1. Le thé vert vietnamien

    Le thé vert reste la catégorie la plus consommée au Vietnam : frais, légèrement astringent, parfois floral ou herbacé, il est servi quotidiennement dans les foyers, dans les maisons de thé et même chez les commerçants qui accueillent leurs visiteurs avec une petite tasse fumante.

    Les terroirs de Thái Nguyên, Phú Thọ ou Mộc Châu produisent certains des thés verts les plus réputés du pays. Les feuilles sont souvent travaillées selon des techniques semi-artisanales - torréfaction rapide dans un wok, roulage manuel - qui préservent la structure de la feuille et la finesse aromatique.

    Pour moi, le thé vert vietnamien se boit chaud et simplement : quelques feuilles, une eau pas trop chaude, et plusieurs infusions successives qui révèlent peu à peu les notes végétales, parfois proches du riz grillé ou des herbes fraîches.

    2. Le thé Shan Tuyết

    Le Shan Tuyết désigne les thés issus d’arbres anciens, parfois âgés de plusieurs centaines d’années, que l’on trouve dans les montagnes du Nord du Vietnam, notamment à Suối Giàng, Hoàng Su Phì, Tà Xùa ou Y Tý.

    Le nom « Shan Tuyết », littéralement neige de montagne, vient du duvet blanc qui recouvre les jeunes bourgeons. Ces arbres poussent souvent à plus de 1200 mètres d’altitude, dans un climat brumeux qui favorise une croissance lente et des arômes complexes.

    Selon la méthode de transformation, le Shan Tuyết peut être décliné en plusieurs styles - thé vert, thé noir, thé blanc ou même thé jaune - chacun révélant une facette différente de ce terroir montagnard.

    Ces thés offrent généralement une matière dense, des notes de miel sauvage, de bois humide ou de fleurs de montagne, avec une finale longue et douce.

    3. Le thé noir

    La production de thé noir au Vietnam vise en grande partie l’exportation. Dans ce segment, le pays s’est spécialisé dans des volumes importants destinés aux assemblages commerciaux et à certains marchés traditionnels comme le Pakistan ou le Moyen-Orient.

    Ces thés noirs sont souvent produits selon des méthodes industrielles modernes (CTC ou orthodoxe), qui garantissent une couleur sombre, un goût robuste et une infusion rouge profond.

    Depuis quelques années, certaines plantations développent également des thés noirs plus artisanaux, issus de feuilles entières ou de théiers anciens, qui proposent des profils aromatiques plus complexes - notes de miel, de fruits secs ou de cacao.

    4. Le thé oolong

    Le thé oolong, semi-oxydé, occupe une place particulière dans la production vietnamienne. Il est principalement cultivé dans les hauts plateaux de Lâm Đồng, autour de Bảo Lộc et Đà Lạt, où le climat frais rappelle celui des montagnes de Taïwan.

    Introduit dans les années 1990 avec des variétés taiwanaises comme Jin Xuan, le oolong vietnamien développe souvent des arômes floraux, crémeux ou légèrement lactés.

    Ces thés représentent aujourd’hui un segment à plus forte valeur ajoutée et séduisent de plus en plus les amateurs de thés de spécialité.

    5. Les thés parfumés

    Le Vietnam possède aussi une longue tradition de thés parfumés, obtenus en mélangeant le thé vert avec des fleurs fraîches.

    Parmi les spécialités les plus célèbres :

    • le thé au lotus (trà sen)
    • le thé au jasmin (trà nhài)

    Le thé au lotus de Hồ Tây à Hà Nội est considéré comme l’un des plus raffinés. Les feuilles de thé sont placées à l’intérieur des fleurs de lotus pendant la nuit afin d’absorber leur parfum délicat. Ce processus artisanal demande des centaines de fleurs pour produire quelques kilogrammes de thé.

    Ces thés parfumés sont souvent offerts lors de cérémonies familiales, de fêtes ou comme cadeaux prestigieux.

    V. Le thé dans la culture vietnamienne

    Le thé est un marqueur social et rituel : on offre du thé aux invités, on boit du thé après les repas, on le sert lors des échanges formels et informels. Dans les villages, le thé accompagne les discussions sur la pluie et le bon temps, les décisions communales et les rites de passage. Du point de vue culturel, la pratique du thé au Vietnam a des analogies avec des villages de caractère en France : le geste d’inviter à boire une tasse après l’effort agricole rappelle les traditions villageoises européennes où la convivialité se partage autour d’un produit local. Mais au Vietnam, le thé entre aussi dans les cérémonies religieuses et la vie quotidienne avec une constance qui en fait une véritable langue commune du pays.

    Voir aussi: Culture du thé vietnamien

    Conclusion

    Le thé au Vietnam est à la fois une tradition ancienne, une culture agricole structurante et une ressource économique stratégique. De Tân Cương à Suối Giàng, des collines de Long Cốc aux arbres millénaires de Hoàng Su Phì, le pays offre une palette de terroirs et de savoirs-faire qui font aujourd’hui son originalité sur le marché mondial. Pour le voyageur, déguster un thé vietnamien, visiter une plantation à l’aube et parler avec les cueilleurs, c’est s’ouvrir à une histoire qui mêle pratiques rurales, héritages culturels et enjeux contemporains. Enfin, la montée en gamme recherchée par la filière laisse entrevoir un avenir où la qualité et la valorisation patrimoniale (thés anciens, appellations) pèseront autant que le volume exporté - une excellente nouvelle pour qui aime le thé avec sens et provenance.

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